BPCO - OPVA - Sévérité - Biomarqueurs

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Évaluation de la sévérité de l'obstruction des petites voies aériennes (OPVA) et destruction alvéolaire dans la BPCO.

KAWAMOTO T. et al           Respir Med                 2018    141      August             159      164

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30232-4/fulltext

            La Pentosidine et le VEGF qui reflètent les troubles ou la fonction du tractus respiratoire inférieur ont été mesurés comme biomarqueurs pour évaluer la contribution de l'OPVA et de la destruction alvéolaire dans la BPCO chez 23 non-fumeurs, , 25 fumeurs sans BPCO et 43 fumeurs souffrant de BPCO. Il a été également évalué les corrélations du taux de ces 2 biomarqueurs avec le degré de la zone de faible atténuation (ZFA) en TDM et des différences du N2 à partir de la courbe du lavage du nitrogène.

            Les taux de Pentosidine ont été significativement plus élevés chez les fumeurs avec BPCO que chez les non-fumeurs et les fumeurs sans BPCO. À l'inverse, les taux du VEGF ont été significativement moindres chez les fumeurs sans BPCO que chez les non-fumeurs, et diminuaient encore chez les fumeurs avec BPCO. Dans une classification en 4 stades des ZFA, les taux de Pentosidine ont fortement augmenté du grade I au grade IV, tandis que les taux de VEGF diminuaient avec l'augmentation de sévérité du grade des ZFA. Les taux de Pentosidine étaient corrélés positivement à la variation du N2 chez les patients BPCO avec emphysème léger. En revanche, les taux de VEGF étaient inversement corrélés aux variations du N2 chez les patients BPCO avec emphysème sévère.

            Il est conclu que le taux de Pentosidine est responsable de la sévérité de l'OPVA tandis que le taux du VEGF reflète l'importance de la destruction alvéolaire. Ainsi, la mesure simultanée des taux de Pentosidine et VEGF peut être une approche prometteuse pour différencier la sévérité de l'OPVA et de la destruction alvéolaire du tractus respiratoire inférieur des BPCO.

(Commentaire : très prometteur si c'est confirmé)

  1. Krespine

Asthme - Diagnostic - Test de Bronchodilatation

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Variabilité du VEMS selon les consultations comme test diagnostique d'asthme de l'adulte.

DEAN B.W. et al.      Am Thorac Soc          2018    15        9          1039    1046

https://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1513/AnnalsATS.201803-211OC

Pour déterminer si la variabilité du VEMS mesuré à chaque consultation est significativement associé au diagnostic d'asthme persistant, 964 adultes avec la notion d'asthme diagnostiqué par un médecin sélectionnés de façon randomisée ont été étudiés de 2005 à 2007 et de 2012 à 2016. Le diagnostic d'asthme persistant a été confirmé chez ceux qui présentaient une hyperréactivité bronchique ) la métacholine et/ou une aggravation aiguë des symptômes d'asthme à l'arrêt des traitements contre l'asthme. Les analyses de régression et les courbes ROC étaient utilisées pour évaluer la fiabilité du VEMS à chaque consultation pour diagnostiquer un asthme.

            Le diagnostic d'asthme persistant a été confirmé chez 584 des 964 participants (60%). La variabilité absolue du VEMS a été significativement plus grande chez ceux dont l'asthme courant été confirmé, par rapport à ceux chez qui un asthme courant était exclu (7,3% vs 4,8% - différence moyenne entre les 2 groupes). cependant, la variation du VEMS de 12% et 200mL recommandée par le GIA présentait une sensibilité de seulement 0,17 et une spécificité de de 0,94 pour confirmer l'asthme courant. Une variabilité absolue entre les consultations du VEMS ³ 12% et 200m augmentait la probabilité pré-test de 60% et une probabilité post-test de 81%.

            En conclusion, la variation de VEMS de 12% et 200mL si elle est présente à chaque consultation a raisonnablement une bonne spécificité pour diagnostiquer un asthme, mais une mauvaise sensibilité par rapport au test de provocation bronchique. La variabilité du VEMS entre les consultations est un test relativement inutile pour établir le diagnostic d'asthme.

(Commentaire : si j'ai bien traduit cet article, personnellement, la conclusion me parait discutable...car l'amélioration après Bêta-2 aux valeurs recommandées confirme bien un bronchospasme)

CBPNPC - Stade N2 - Chirurgie - Survie

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Analyse de la survie à 5 ans et des facteurs pronostiques chez les patients opérés d'un cancer broncho-pulmonaire non à petites cellules (CBPNPC) N2.

KOCHOWSKI M. et al.         J Thorac Dis   2018    10        6          3180    3186

http://jtd.amegroups.com/article/view/22301

            L'analyse de la survie à 5 ans et des facteurs pronostiques chez les patients opérés d'un CBPNPC avec envahissement ganglionnaire N2 confirmé en postopératoire chez 150 patients a été effectuée à partir de 110 d'entre eux chez qui l'analyse a été possible. Les patients ont bénéficié d'une intervention suivante : 31 patients avec une pneumonectomie, 61 une lobectomie, 10 une bilobectomie et 8 une résection en wedge.

            La survie à 5 ans a été obtenue chez 23 patients (21%). La survie des patients n'a pas dépendu du type de chirurgie, du type de tumeur, de sa localisation ou de la présence de métastases des ganglions N1. Une corrélation statistiquement significative a été observée entre la survie à 5 ans et la survenue de métastases seulement dans un groupe de ganglions de type N2 (22 patients soit 20%). L'envahissement de 3 ou plus de groupes de ganglions médiastinaux a entrainé une survie plus courte que 5 ans.

            Au total, 1/ chez les patients de type N2, le type de chirurgie effectuée, la nature de la tumeur et la survenue de métastases ganglionnaires du hile pulmonaire n'affecte pas la survie à 5 ans. 2/ l'envahissement d'un seul groupe ganglionnaire permet d'obtenir une survie à 5 ans chez 20% des patients 3/ l'envahissement de 3 ou plus de groupes ganglionnaires avec caractéristique N2 entraine une diminution de la survie à 5 ans.

(Commentaire : vivement l'immunothérapie pour tou(te)s et...le tabagisme pour personne )

  1. Krespine

BPCO - Exacerbation - NT-proBNP - Prévisions

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

NT-proBNP dans la BPCO et risque de futures exacerbations : Analyse de la cohorte SPIROMICS.

LABAKI W. W et al.      Respir Med     2018    140      87        93

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30196-3/fulltext

     La valeur pronostique du NT-proBNP mesuré durant un état clinique stable a été étudiée dans cette étude SPIROMICS de 1 051 participants d'âge moyen 66,1 ans dont 41,4% de femmes, suivis pendant 1 an.

     La valeur moyenne du NT-proBNP a été de 608,9pg/ml. Les sujets au stade IV GOLD avaient les plus hautes moyennes du NT-proBNP. Après un an de suivi, 268 participants souffraient d'une ou plusieurs exacerbations de BPCO. Une augmentation d'une déviation standard de la valeur initiale du NT-proBNP était associée à une augmentation de 13% du risque de survenue d'exacerbations (RR incident : 1,13). Cette association s'était maintenue chez les participants avec ou sans cardio-vasculopathie.

     Il est conclu que la valeur de base du NT-proBNP est un prédicteur indépendant d'exacerbations respiratoires chez les BPCO, même chez les sujets sans cardiopathie évidente. L'impact de la détection et du traitement d'un trouble cardiovasculaire sur la fréquence des exacerbations de la BPCO justifie une recherche approfondie.

(Commentaire :

  1. Krespine

CBPNPC - Pronostic - ALI

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

L'Index d'Inflammation Pulmonaire (ALI : "Lung Inflammation Index") a-t-il une signification pronostique pour le cancer broncho-pulmonaire non à petites cellules (CBPNPC) métastatique ?

OZYUREK B. A. et al.          Clin Respir J              2018    12        6          2013    2019

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12768

            La relation entre l'ALI, le SUV max et la CRP au moment du diagnostic et la valeur pronostique de l'ALI pour déterminer la survie dans le CBPNPC métastatique a été étudiée chez 112 patients avec un CBPNPC au stade IV dont 94 hommes et 18 femmes d'âge moyen 59,7 ± 9,9 ans. L'ALI a été calculé par l'IMC x albumine/rapport neutrophile-lymphocyte et les patients divisés en 2 groupes selon l'ALI < 18 (inflammation élevée) et ALI ³ 18 (inflammation légère).

            Une relation négative statistiquement significative a été déterminée entre les valeurs de l'ALI et du SUVmax (P<.456). Le temps de survie moyen chez les patients avec ALI < 18 a été de 12 mois et celui chez ceux avec ALI ³ 18 de 16 mois (P = .095).

            En conclusion, l'ALI est un indicateur de l'inflammation chez les patients souffrant de CBP facile à calculer. Les valeurs < 18 peuvent être considérées comme prédictives d'un mauvais pronostic.

(Commentaire : Vive ALI

  1. Krespine